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WORKS





Un minimum de preuves
A minimum of evidence

2007


- Video 10 min.


With Marc Léonis (actor) and Alexandra Furon (voice)
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« A minimum of evidence » is a kind of methodological utterance which deliberately mixes up the registers of the instruction manual, pulp fiction and inquiry report. This continuation of stylistic changes and the evacuation of reference points exclude any possible storytelling.


Extract "Dust entirely covers the surface of the earth. There is not one single object that is not enveloped in dust, since at the very moment we begin to remove it, a new layer is settling down. Body and clothes are permanently covered in a layer of dust whose extent depends on their cleaning frequency and on their environment. Dust is a scale model of our surroundings. It’s the unique mark of a location, an apartment, a room, a forest or a road. We collect dust samples from clothes, inside the pockets, under the shoes, on the skin, in the hair, on the eyebrows, in the ears, under the fingernails, from the weapons, from the chips of a knife’s blade, or in the grooves of its handle."

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“Un minimum de preuves” est une sorte d’énoncé méthodologique qui brouille délibérément les registres du manuel d’instruction, du roman policier, du compte-rendu, de l’enquête. Ces glissements successifs nous plongent dans un univers sans prise, aux paysage et au personnage sans identité et nous laissent résolument en dehors de tout récit.

Texte de Mélanie Bouteloup, "Le parfilage de Marie Voignier"



Extrait “La poussière recouvre entièrement la surface de la terre. Il n’est pas un objet qui n’en soit couvert, puisqu’à l’instant même où l’on ôte les poussières déposées quelque part, d’autres commencent à tomber. Le corps et les vêtements sont continuellement couverts d’une couche de poussière plus ou moins épaisse selon la fréquence de nettoyage et suivant le milieu dans lequel on se trouve. La poussière reproduit en miniature toutes les choses qui nous environnent. Elle est la marque unique d’un lieu, d’un appartement, d’une chambre, d’une forêt, d’une route. On la prélève sur les vêtements, dans les poches, sous les chaussures, sur la peau, dans les cheveux, les sourcils, les oreilles, sous les ongles, sur les armes, dans les ébréchures de la lame de couteau, dans les rainures du manche.”